LUMIERE 2010 : à tambour battant !!!

Publié le par Scorpio

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Journal du Capitaine – Date stellaire 06102010

Avançant d’un pas décidé vers l’Institut Lumière, notre explorateur de la toile blanche (non…pas Spider-man) et de la pellicule (tiens d’ailleurs Jacques Dessange fait parti des mécènes de cette scène, coïncidence, je ne pense pas…) va enfin pouvoir visionner l’un des films de la sélection « raretés du cinéma U.S. 70’s » avec Cisco Pike de XXXX. Film appartenant vraiment à une autre époque, un autre temps….à un autre monde. Kris Kristofferson y joue le rôle d’un…quoi ? vous ne connaissez pas Kris Kristofferson ?  Guitariste/chanteur des 60’s, trainant de le sillon de Bob Dylan…il a joué Billy The Kid dans le magnifique « Pat Garret & Billy The Kid » de Salm Peckinpah (avec Bob Dylan d’ailleurs)…non ? Bon, ok, le vieux dans « Blade II » (excellent film) ah, la ca vous parle !!! Non, trêve de plaisanterie, pas vraiment besoin de présenter ce bon vieux Kris (Cris ! Cris !.....écho lyonnais) mais plus besoin de broder un peu autour  de ce film. Gene Hackman dans l’un de ses 1ers rôles, c’est à dire entre « Frankenstein Junior » et « The French Connection » (oui Monsieur, il jouait dans « Frankenstein Junior » !!!) y joue un flic un peu louche et Kristofferson est Cisco Pike, un musicien et ancien dealer qui a raccroché et est obligé de retourner au business pour écouler les 100 Kilos de marijuana dont Hackman veut se débarrasser (je l’avais bien dit, il est louche !!!). L’histoire n’est que prétexte à un témoignage en demi-teinte sur cette période où l’on a l’impression que tout le monde fait tout ce qu’il veut, c’est Sexe, Drogue et Rock’n’Roll !!! Casting complété par des têtes de l’époque (Antonio Fargas, Harry Dean Stanton…), « Cisco Pike » trouve plus son intérêt dans ce côté témoignage décomplexé que pour sa réalisation et son montage…d’un autre temps (pour ne pas être méchant). Un bon petit film de festival et c’est aussi l’un des intérêts de Lumière, car « Amadeus » et « Le Guepard » n’ont pas vraiment besoin de ce genre d’initiatives pour vivre, mais des films tel que « Cisco Pike » oui.

 

Direction le Comoedia (oui, Pierrick, j’ai dit Comoedia , pas Comédia) pour ce que je considère toujours comme le film ayant gagné la « 2ème » place à Cannes en 1979, « Le Tambour ». Rappelons que le film de Volker Schlondorff a remporté la palme d’or ex-æquo avec « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola.  Très intéressant et efficace dans sa 1ère partie, un peu moins dans sa seconde, « Le Tambour » ou les aventures du jeune Oscar, enfant ayant décidé d’arrêter de grandir à l’âge de 3 ans, est une fresque sur historique et  humaine à travers les yeux de cet être hors du commun. Réalisation inspirée, montage intéressant, le film est porté avec maitrise par ce gamin pas du tout ordinaire, sorte de Stewie Griffin doublé d’un Benjamin Button, dont l’acteur, David Bennent, mérite toutes les récompenses du monde. Film beaucoup trop rare dans le paysage cinématographique actuel, cette œuvre prévaut surtout pour son originalité et son audace (le gamin cartouche de la Fraulein).  Historique sans être définitif, il aurait pu laisser la palme à « Apo », mais serait finalement tombé dans l’oublie et n’aurait jamais gagné cette réputation de « film dont Apocalypse Now a partagé sa palme avec ». A noter une référence dissimulée à « Psychose » et la scène la plus dégueulasse que j’ai jamais vu sur un écran : la récupération d’anguille dans une tête de cheval mort sur la plage.

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Restons avec les gosses dégénérés et enchainons avec le tristement célèbre « Rosmary’s Baby ». Thriller parfaitement mené de la main de Roman Polanski, interprétation parfaite, il n’y a pas une seule minute à jeter tellement tout s’imbrique bien et trouve à la fois sa place mais aussi une raison d’être à l’écran. Sombre et envoutant, ne tombant jamais dans le gratuit et le vulgaire, le film ne peut pas vous laisser insensible. Véritable parabole cachée sur le système hollywoodien (Polanski vient d’arrive aux Etats Unis) sur une variation du mythe de Faust, on peut y voir une « satyre » du voisinage…et des vieux, tout aussi terrifiants que les gamins du « Village des damnés » (mais tous les vieux ne sont ils pas comme ça ?).

Dernier film de la journée, « Chasse à l’homme » de Fritz Lang dans sa période « j’ai fuit l’Allemagne Nazi ». Film mineur de l’auteur (moins important que « M », « Metropolis » et « Les contrebandiers de Moonfleet »), le résultat reste toujours une leçon d’école de tournage, d’écriture et de montage (une leçon de ciné !!!). Fin des années 30, le plus grand chasseur veut se prouver qu’il est capable d’approcher Hitler pour le chasser. Il y arrive mais son « geste » est pris pour une tentative d’assassinat. Ni une, ni deux, nos  salopards de nazi (je déteste ces types, disait Indy) veulent profiter de l’occasion pour déclencher la guerre à l’Angleterre. Notre homme s’enfuit et la on retrouve tout ce que l’on veut : aventure, action, héroïsme, amour, rire…bref, un film complet, bien agréable à regarder.

Bilan de la journée : Mais pourquoi ne sait on plus faire ce genre de film, alors que ce n’est finalement pas si compliqué ? Est ce que cherche à faire le festival, que de nous montrer que c’était mieux avant ? J’aurais pu apporter la réponse ici, mais non….j’ai trop brodé sur « Cisco Pike » et n’ai plus de place. La vérité est donc ailleurs.

 

 

Scorpio

 

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