LUMIERE 2010 : La nuit américaine !!!

Publié le par Scorpio

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Aujourd’hui est la plus grosse journée du festival, la plus éprouvante et la plus fatigante. Commencée avec le très beau, mais également très chiant « Mort à Venise » de Visconti, la journée ne partait pas sur de bonnes bases. 1er film où, si il l’avait pu, notre festivalier se serait levé et serait sorti de la salle, quitte à louper le finale qui vaut tout le film. Histoire assez dérangeante moralement (où alors notre festivalier comprend plus rien), le film est une parabole sur la création et la recherche de la beauté absolue et de la destruction qu’elle peut entrainer sur son artiste. Mais le traitement est quand même assez dérangeant et rédhibitoire. Très belle musique, très belle photo, interprétation parfaite, mais le kubrickien qu’est notre festivalier ne comprend pas comment on peut être en admiration devant des cadrages aussi approximatifs. Pas définitif ni nécessaire, « Mort à Venise » en repoussera plus d’un par son inaccessibilité, à commencer par les deux classes de lycéens qui se trouvaient dans la salle, décidément l’éducation nationale ne sait vraiment pas s’y prendre pour attirer les jeunes dans les salles et leur donner le gout de la culture. Même la présentation pleine d'envie et d'admiration de Xavier Dolan n'y aura rien fait.

Une énième visite du village en guise de pause, notre festivalier, toujours très bien entouré, va devoir passer une fois de plus devant la jolie petite blonde qui est en caisse de la librairie pour se payer le coffret du « Sabreur Manchot » (oui, il y a aussi des DVD dans les librairies) avant d’enchainer sur ce qui devait être l’une des séances les plus prometteuses de ce festival.

Présenté une fois de plus par Samuel Blomenfeld, « Rolling Thunder » sélectionné dans la catégorie rareté des 70’s, est un pur film de vengeance. Par Crom ! ça devait être génial ? oui et non…et plus non que oui. William Devan y incarne un ancien POW du Vietnam qui une fois rentré au pays subit une agression dans laquelle sa femme et son fils y laissent leurs vies et lui y perd une main. Affublé d’un crochet et armé d’un fusil, il fait appel à son pote Tomy Lee Jones (qui ressemble comme deux goutes d’eau à Josh Harnett) pour l’aider dans sa vengeance. C’est super mal écrit (comme quoi Paul Schrader est très très surcoté…selon notre festivalier), filmé comme un « Hollywood night »,  le film a beau dégommé du redneck au shotgun, il ne tient pas ses promesses.

Mais la journée ne fait que commencer, car le point culminant reste la nuit de la comédie américaine.

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« The Big Lebowski » des frères Coen, n’est plus à présenter. L’un des films les plus drôles et les plus cool du monde, écriture parfaite, personnages barrés à l’extrême…il n’y a rien à jeté et notre festivalier reviendra plus tard dessus. De même pour « Tropic Thunder » qui sera doublement traité dans les dossiers « la guerre au cinéma » et « Les films dans le film ». Cette comédie bien sous estimé de Ben Stiller est probablement bien trop récente pour faire partie de ce genre de sélection (pourquoi pas un ZAZ à la place) et sa diffusion en dernière position ne va pas aider les spectateurs à l’apprécier à sa juste valeur. « Un jour sans fin » d’Harold Ramis fait parti de ces bonnes petites comédies que l’on ne se lasse pas de voir et que l’on ne voit pas assez souvent pour autant. Agréablement ficelée et tournée avec une rigueur qui n’appartenait peut être qu’à cette génération de réalisateurs, « Un jour sans fin » et son thème classique de la Science Fiction comique (le principe d’une journée qui se répète à l’identique à l’infinie) se regarde vraiment sans faim. Dernier film de la soirée (mais 3ème chronologiquement) « Elle » de Blake Edwards (qui a tourné avec la plus belle femme du monde) a pour héroïne l’une des plus belles femmes des années 80, Bo Derek et a une plus grosse réputation pour l’érotisme qui s’en dégage que pour les rires qui fusent. OVNI de la soirée mais également découverte de la journée.

Fatigué, déboussolé, notre festivalier peut aller se coucher avant d’aborder la dernière ligne droite du festival.

 

Scorpio

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