LUMIERE 2010 : Le festival s'est teint

Publié le par Scorpio

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C’est avec une certaine amertume que notre festivalier aborde ce dernier Week-end de festival. Peu de séances ( « Les Damnés » loupé et à rattraper prochainement), l’event à ne pas rater, lui, reste la cérémonie de remise du prix Lumière. Prix honorifique pour Milos Forman, qui récompense l’œuvre, inachevée mais déjà parfaite, d’un réalisateur qui, comme le soulignera Bertrand Tavernier, a su filmer et retranscrire sur la grande toile l’intelligence.

Passons sur le fait que la cérémonie a connue un faux démarrage parfaitement rattrapé par Thierry Fremaux et que certains invités faisaient un peu la gueule (notre Maire Gerard C. le 1er) pour rester sur ce qui nous intéresse : le corps de rêve de Julie Ferrier (L’Arnacoeur) et l’incroyable film qui s’offre à nous (contrairement à Julie Ferrier). Présenté dans une sublime copie, ce Director’s Cut de 3h (20 minutes de plus) se regarde avec une délectation certaine et un plaisir évident. Filmé comme une rock star, Mozart (Tom Hulce…que l’on ne reverra quasiment pas, probablement victime du syndrome « Mark Hamill ») illumine la scène, porté par une utilisation parfaite de sa musique et des plans d’une beauté et d’une profondeur sans égale (ce sont les plus beaux plans d’une ville sous la neige). L’histoire est tellement prenante malgré sa simplicité, tellement représentative d’un processus créatif de géni et de ce mélange de jalousie et  d’admiration qui en découle, que tout fonctionne, réglé comme du papier à musique.

Le lendemain fait quasiment office de pale figure, malgré la présentation du chef-d’œuvre de Visconti « Le Guépard ». Grande fresque, personnages hauts en couleur que ce soit le charismatique « Guepard » joué par Burt Lancaster ou le couple Delon / Cardinale, tout le monde porte cette histoire avec grâce (il y a même la présence de Terence Hill et de Giuliano Gemma).  Malgré certaines longueurs (encore plus longues quand c’est le 22ème film de la semaine), les 3 heures passent relativement bien. Présenté par l’habituée du festival Claudia Cardinale, la séance permettait de clôturer cette fête du cinéma et de se donner rendez-vous pour l’année prochaine. La séance plus tôt dans la journée du « Voyage fantastique » de Richard Fleischer,  film remaké avec succès par Joe Dante dans les 80’s avec « L’aventure intérieur » reste assez anecdotique, l faut à une réal et à des effets qui ont très mal vieillis.

Rendez vous l ‘année prochaine dans les salles du grand Lyon et d’ici là, posons nous la seule question qui le mérite : qui sera l’invité d’honneur ? un européen ? Un américain ? Je souhaiterais Spielberg, Coppola, De Palma ou Scorcese….mais la cote peut pencher du côté d’un Almodovar ou d’un Ken Loach….

Scorpio

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Tietie007 21/10/2010 11:54



En fin de compte, je pense que mon préféré restera les Amants diaboliques, avec la sublime Clara Calamaï !



Scorpio 21/10/2010 21:16



je ne l'ai pas encore vu celui ci, mais je vais suivre tes conseils. 


Comme j'aime toujours bien en savoir un peu sur mes lecteurs/lectrices, comment es tu venus sur dagoblog Tietie007



rémi 14/10/2010 20:27



moi je dis polanski, les paris sont ouverts...



Scorpio 14/10/2010 23:52



pourquoi pas !!! tout comme Forman, il a le profile de l'européen qui a pu tourner aux states tout en gardant son identité, est reconnu des critiques et du public....c'est une bonne idée...reste
à savoir si c'est un pote de Thierry Fremaux.