MAX ET COMPAGNIE : WHERE THE WILD THINGS ARE

Publié le par Scorpio

Where The Wild Things Are - PosterMax, enfant solitaire à l’imagination débordante, se dispute avec sa mère et s’enfuie de chez lui. Il va vivre une aventure extraordinaire sur une île mystérieuse avec les Maximonstres, des créatures tout aussi solitaires que lui, dont il va devenir le roi.

 

 

WILD THINGS…YOU MAKE MY HEART SING

 

Where The Wild Things Are (Max et les Maximonstres en VF vous l’aurez compris) est un classique de la littérature enfantine datant de 1973. Même si nous connaissons ce livre en France depuis très longtemps également, c’est une œuvre que tous les petits américains ont lu. Spike Jonze et son coscénariste Dave Eggers (également scénariste d’Away We Go) ont donc grandi avec ce livre et avaient pour priorité de respecter l’esprit du livre de Maurice Sendak.

 

C’est en respectant l’œuvre de Sendak que Spike Jonze a réussi à en retranscrire toute la magie et à nous la faire ressentir. Ici, pas besoin d’avoir lu le livre pour vivre toutes ces émotions. Alors que la plupart des adaptations reposent sur le principe de l’émotion référentielle, qui ne va fonctionner que sur le spectateur / lecteur, ici nous prenons les aventures imaginaires de Max de plein fouet. Dès les 1ers plans, dès les 1ères scènes nous sommes liés à l’imaginaire et à la solitude de cet enfant typique de la société moderne : père absent, différence d’intérêts avec sa sœur, pas d’amis….se repliant dans son monde imaginaire avec sa « tenue de loup ». C’est en se sentant délaissé que Max va vivre sa plus grande aventure. Celle dans laquelle il va passer du statut d’enfant solitaire à celui de roi, de roi des Maximonstres. Son imaginaire est donc son royaume.


Where The Wild Things Are - Max
 

C’est dans le titre anglais que l’on ressent le plus là ou se trouve Max (là où il veut donc se trouver). Littéralement, Where The Wild Things Are donne, « La où se trouve les choses sauvages » / « La où se trouve les sauvages ». Max, de part son déguisement, montre bien qu’il veut être rattaché à cette nature (il se déguise en loup et chasse son chien) et qu’il veut appartenir à un groupe (comme les amis de sa sœur), ces « sauvages » sont donc fait pour (et par) lui. L’intelligence de récit (et de la réalisation) est de nous laisser croire à la véracité de ce monde, de nous laisser voyager avec Max, en évitant d’intercaler scènes rêvées et scènes réelles.

 

Spike Jonze, l’auteur de Dans la peau de John Malkovitch, Adaptations et de dizaines et des dizaines de clips dont Sabotage des Beastie Boys, a réussi a recréer un univers concret, palpable et « réel ». Pour cela, il a fait le choix (difficile à imposer aux studios) de créer les Maximonstres sans images de synthèses (ou presque, mais nous allons y revenir). C’est le studio de Jim Henson (les muppets, Dark Crystal) qui s’est occupé de créer ces costumes dotés d’une tête en animatronic. Les acteurs (dont James Gandolfini, Forrest Whitaker,…) ont porté ces costumes puis joué les scènes sans, afin de numériquement superposer certaines de leurs expressions sur les visages des Maximonstres. Le résultat est tout simplement magique et bien plus efficace et touchant (aiiiiie…ça fait mal de le dire) que des personnages bleus en CGI. On a envi de connaitre et de vivre des aventures avec ces maximonstres (et d’avoir la tenue de loup de Max).

 

Where The Wild Things Are - Desert 2

Porté tout le long par une bande originale envoutante de Karen Orzolek des Yeah Yeah Yeahs, une photo féérique et un cast humain efficace dans son peu de temps de présence à l’écran (Mark Ruffalo et Catherine Keener qui en un plan (final) peut concourir à l’oscar de l’actrice de l’année), Max et les Maximonstres est donc un film intelligent et envouteur qui réveillera l’imaginaire de l’enfant qui se trouve encore en chacun de nous.

 

Aaaaaaaaaaaouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !

 

Scorpio

 

WHERE THE WILD THINGS ARE / MAX ET LES MAXIMONSTRES(2009)

De Spike Jonze

Avec Max Records (Max), Catherine Keener (la maman), James Gandolfini (Carol), Forrest Whitaker (Ira), Chris Cooper (Douglas) Mark Ruffalo (Le copain de la mère)

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