MA SELECTION DE CANNES 2010

Publié le par Scorpio

Ayant donc vu 12 films en 4 jours, voici ce que votre humble scribe en a pensé (la critique de certains est déjà dispo, pour les autres cela devrait suivre, soit sur Dagoblog, soit sur Abus de Ciné) :

1ère séance de l’ « année » avec Tournée de et avec Mathieu Almaric. Dérivé du road-movie, le film nous entraine dans le quotidien d’un producteur de cabaret et de ses danseuses. Une approche très sympa et très fraiche, qui change ce que l’on peut voir en France. Almaric est donc aussi bon derrière la caméra que devant et certaines scènes sont des bijoux d’écriture (la station service). J’ai enchainé le soir avec le poignant documentaire Draquila : L’Italie qui tremble de Sabina Guzzanti, qui en plus d’être une très jolie femme, est une réalisatrice/comique satirique très talentueuse…trop talentueuse au gout de Berlusconi dont elle taille le costard tout en finesse, laissant parler la caméra lors de l’affaire du tremblent de terre en Aquila en avril 2009. Toute l’équipe du film fut accueilli chaudement et nous l'avons félicité par un tonnerre d’applaudissement !!! (PS : c’est cool, il y avait la jolie blonde de Public Système à la séance).

silvio-berlusconi

Deuxième journée plus chargée avec Wall Street : Money Never Sleeps d’Oliver Stone. Plus cours magistral sur la crise et les raisons de l’endettement mondial que film tape à l’œil, il a distrait sans non plus nous renverser (lire la critique). Après un passage au marché du film, j’obtins de justesse une place pour The Housemaide du coréen Sang-Soo Im. Thriller/film social/film « avec des scènes pouvant choquer la sensibilité des plus jeunes » le film est plutôt bien mené dans son ensemble, mais 2 scènes viennent plomber la compréhension du récit, c’est dommage.

Abel

Le soir, ce fut le tour de Abel 1er film de Diego Luna, produit par Gabriel Garcia Bernal, avec qui il jouait dans Y tu mama tambien de Alfonso Cuaron. Abel est une jolie histoire sur un enfant  dont la mère, le frère et la sœur vont lui laisser vivre une sorte de schizophrénie dans laquelle il va jouer le rôle du père absent. C’est un petit moment de bonheur ! Puis ce fut l’heure de Chatroom d’Hideo Nakata, qui abandonne ses adolescents japonais pour retrouver ceux de Londres, de Chelsea plus précisément. Peu importe leur origine, finalement car le sujet est, comme sont non l’indique les chatrooms du net. Aaron « Kick-ass » Johnson est l’interprète principal de ce thriller habilement mené (représenter une discussion de chat à l’écran n’était pas une chose facile) et en prime, il était présent à la projo’ !!!

chatroom

3ème jour plus calme, avec quand même, ce qui fut peut être mon préféré Another Year de Mike Leigh. Le film est un bijou d’écriture et d’interprétation, Jim Broadbent (le père dans Hot Fuzz ) et Lesley Manville méritent de recevoir chacun un prix d’interprétation, pour cette histoire qui retrace une année dans la vie d’un couple pour qui tout se passe bien et de leur amie un peu collante pour qui rien ne va. Le deuxième fut You will meet a tall dark stranger de l’abonné de Cannes, Woody Allen, qui signe la un film assez faible (mais toute proportion gardée, ca reste quand même un Woody), mais dont on prend du plaisir à retrouver un cast toujours impressionnant, dont la belle Naomie Watts, Antonio Banderas et un Josh Brolin bedonnant en écrivain raté.

another year

Dernière journée (pour moi) avec Un homme qui crie du tchadien Mahamat-Saleh Haroun. Bien construit, bien écrit, bien joué, je n’ai pourtant pas été touché par le film (et non, je n’aime pas que les films avec des méchas et des mecs en bleu). La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, qui fut la bonne surprise du festival, tellement je n’en attendais rien (c’est souvent comme ça). Film en costume se déroulant en 1562 raconte l’histoire d’une jeune fille qui va attirer les convoitises de plusieurs hommes. Lambert Wilson y est excellent, Gaspard Ulliel fait un très bon Duc de Guise, mais Grégoire Leprince-Ringuet y est ridicule.

la princesse

 La Casa Muda  (lire la critique) de l’uruguayen Gustavio Hernandez. On passera rapidement sur ce film quasiment dénué d’intérêt. Le festival s’est terminé sur une note négative avec L’Autre Monde de Gilles Marchand (lire la critique) qui n’a d’intérêt que la présence de Louise Bourgoin et de Melvil Poupaud.

Voilà ! J’ai loupé quelques films dont mes amis et collègues critiques ont pu voir, notamment Bedevilled du coréen Cheol-Soo jang et Kaboom de Gregg Araki. Vous en trouverez les critiques prochainement sur Abus de Ciné, ainsi que celles du Kitano, du Inarritu et de tous les autres films présentés à Cannes.

 

Scorpio.

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