MON FESTIVAL DE CANNES 2010

Publié le par Scorpio

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De retour à Cannes après un exil de 7 ans pas forcément volontaire (manque de temps, de vacances, d’endroit pour se loger et surtout d’argent pour se payer le séjour) votre serviteur a vécu un tout autre festival que les années précédentes.

Si les dernières fois (2001, 02 et 03) l’ambiance était plus à la plage qu’au cinéma (du à un manque d’accès au salles et surtout à un manque d’informations sur savoir comment y accéder), j’étais cette année pour la 1ère fois accrédité et accompagné d’une équipe déjà rodée à l’expérience cannoise : L’équipe d’Abus de Ciné.

Ce voyage n’était pourtant pas gagné (la prochaine fois je réglerai mes obligations professionnelles d’une autre façon, beaucoup plus efficace) et ce fut une joie (mêlée d’énervement) d’apprendre la veille que je pouvais faire parti de l’aventure cannoise, même sur une durée réduite. Fraichement débarqué de l’ancienne capitale des Gaulles (alors que la place en champion’s league n’était pas encore assurée à ce moment, mais c’est une autre histoire) je fut rapidement dans le feu de l’action.

30269 1409909320087 1003083082 1191332 3952389 nL’ambiance cannoise est vraiment particulière, unique et possède plus de contrastes que ce que l’on peut retrouver sur tous les autres festivals. Ici, bien entendu le cinéma a sa place, mais il se retrouve mêler à tout un aspect superficiel et « m’as tu vu » dont on pourrait se passer mais qui font en même temps parti intégrante de l’âme cannoise. L’organisation assez chaotique par rapport à ce que peut proposer Le Public Système sur, entre autre, les festival de Gérardmer et Deauville, est ici coutume. Ici, ne soyez pas étonnez de voir une multitude d’accréditation différentes, de devoir attendre plus longtemps dans une file d’attente que la durée du film que vous allez voir (« C’est un peu comme Disneyland » dira Mathieu, ami et collègue abusdecinéen), de devoir partir à la recherche de places, d’invitations tel un aventurier de l’arche perdue. Ce dernier aspect est finalement assez plaisant et amusant, et, s’intègre parfaitement dans le déroulement quotidien d’une aventure cannoise « Vous avez une invitation ? » est une phrase que l’on étend beaucoup). On en obtient relativement facilement si on connaît la bonne technique. Ce qu’il faut savoir sur ces invitations, c’est que ceux qui en possèdent, sont obligés de les utiliser si ils veulent en obtenir autant le lendemain, donc personne n’est égoïste et la distribution/obtention se fait dans la bonne humeur. Les points négatifs sont les règles draconiennes et assez stupides forçant ceux qui possède l’accréditation la moins importante à devoir « gruger » et se faire accompagner par des personnes aux passes plus « puissants ». Mais armé de bonne humeur, d’un peu d’ingéniosité (on est un goonie ou on ne l’est pas) d’audace (il faut savoir passer les agents de sécu sans se faire blacklister à vie pour accéder au graal) et parfois d’un nœud pap’ l’aventure cannoise est aussi attirante et intéressante que les autres.

Ce qui fait la force de cannes pour ma part, c’est aussi le fait de s’y rendre avec la quasi totalité de mon équipe ! Le rêve serait que tout le monde vienne un jour à Gérardmer, mais je n’y crois pas vraiment.

posterbattle ultra galaxy legends the movie xlgEnchainant les séances (j’ai quand même un seuil se limitant à 5 films), l’écriture des articles et les siestes (oui, ok, dès le 1er jour je lutait pour rester éveiller à chaque film) dès que l’occasion se présente (car à Cannes, on n’est pas la pour dormir) mon point culminant fut l’accès au marché du film. Véritable graal pour l’auteur de ces lignes, le marché du film est le lieu ou, tel un salon (c’est est un en fait), producteurs, distributeurs, exploitants… se rencontrent pour vendre (et donc acheter) les films qui seront pour la plupart jamais sur nos écrans ! N’ayant absolument pas le droit de m’y trouver, c’est avec l’aide d’une amie que nous avons « par hasard » franchis les barrières de gardes ne vérifiant pas nos badges tellement nous avions l’air sur de nous (et l’air d’être la ou nous avions le droit). Je vous le disais, l’audace paye souvent à Cannes. A déambuler pendant une courte heure dans ce paradis pour cinéphile, à accumuler des dossiers de presse de films qui ne sortiront pas en France (« Ultraman » en tête) et qui vont finir sur une étagère avec tant d’autres, à me dire que chaque hôtesse est « plus agréable au regard » que la précédente, mon nouvel objectif était fixé : la prochaine fois, il faut que j’assiste à des séances de ce fameux marché (si un lecteur de ces lignes sait comment faire, je suis  preneur).

Cannes, c’est quand même surtout le cinéma : 12 films vus en 4 jours (Le 1er ne compte pas, étant arrivé le soir), de bonnes surprises (« Chatroom » de Nakata, « Another Year » de Mike Leigh), des séances loupées (Alex, tu  as 3 bons films d’avance sur moi !!!) : c’est une bonne moyenne, même si l’on n’atteint pas les sommets géromois.

Cette belle aventure va laisser place à la suivante et c’est avec impatience que j’attends de pouvoir ressortir le costard et de fouler le tapis rouge : Vive le cinéma, Vive Cannes et vivement l’année prochaine !!!

Scorpio

Mais finalement, qu'a donc vu Scorpio à Cannes ?

 

La réponse Ici !


Publié dans My Dick In A Blog

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