Projet a l'eau : Hello, District 9 !

Publié le par Scorpio


"Strict nine"
- Raph et Rémi lors de la dernière réunion d'abus de ciné.


 
Afrique du sud. Des extraterrestres ayant échoués sur terre il y a 20 ans et dont le vaisseau est immobile au dessus de Johannesburg, vivent dans un ghetto entre misère et ségrégation. Wikus Van De Merwe, employé de la MNU est chargé de l'opération consistant à les envoyer vivre dans des camps loin de la ville.



UNE SAISON DE CHASSE BLANCHE ET SEICHE !

Wow! Disons le tout de suite, District 9 est la bonne surprise de cette année 2009. Sur un scénario original tiré de l'un de ses courts métrages, Neill Blonkamp réussi le pari de réaliser un film polotico-SF de grande qualité, grâce à une mise en scène référentielle mais inventive et efficace. 


Ce qui frappe avant tout dans ce film, c'est l'amour et la culture du réalisateur pour ce genre et la façon dont il le traite. Car une fois n'est pas coutume, cela fait du bien de voir un film de science fiction dépoussiéré de tous les procédés et clichés rolandemmerichien que l'on se tape depuis ces 15 dernières années. Oui, il y a un grand vaisseau (il faut bien que les « Aliens » se déplacent) mais il n'est pas au dessus de New York (pour une fois) mais de Johannesburg car c'est le lieu idéal pour raconter une histoire socio-politique qui touche Neill Blonkamp puisse qu'il y a grandi et qu'il avait 12 ans lors de la fin de l'Apartheid (1991). Pour planter son décor et son climat, Blonkamp décide de tourner la 1ère moitié de son film à la façon d'un reportage, car ce qui est important, c'est de bien comprendre que les extra-terrestres (crevettes) font parti de la population de Joburg depuis plus de 20 ans, qu'ils ne sont pas aimés, qu'ils n'ont aucun droits, qu'ils ne sont pas considérés comme des humains....bref, pas besoin de faire un dessin sur le parallèle que Blonkamp utilise pour dénoncer les politiques inhumaines dont il fut témoin lors de son enfance. 


Le passage vers la deuxième partie se fait tout en douceur car nous savons dans quel terrain miné nous évoluons et Blonkamp peut désormais laisser libre court à ses pulsions destructrices d'amoureux du genre. En tout bon élève qu'il est Blonkamp n'oublient pas de citer les maîtres qu'il admire (L'arrivée des humains dans le vaisseau est une « magnifique » référence au Aliens de Cameron, mais on retrouve également du Raimi, du Ridley Scott et plein d'autres...) et ils peuvent être fiers de lui. On prend un pied énorme à suivre nos héros tellement l'action est fluide et intense tout cela rendu possible grâce aux bases et à l'univers plausible que Blomkamp a plantés ultérieurement. On se prend littéralement au jeu en suivant les aventures de notre héros, peut être même un peu trop car dès lors l'ombre d'Halo plane constamment sur le film (design et attitude des aliens et de leurs armes) et on ne peut s'empêcher de penser avec une certaine amertume que Neill Blonkamp et Peter Jackon tenaient entre les mains le rêve de beaucoup. Il suffit de voir l'efficacité de la scène du mécha et des marines (digne de l'univers de Warhammer 40 000) pour comprendre que Blonkamp était l'homme de la situation pour retranscrire sur grand écran les aventures du MasterChief.


L'avenir nous dira si le duo repartira pour l'aventure Halo (ce qui semble être quand même assez compromis) mais en tous cas nous les attendrons quoi qu'ils décident, car District 9 'est un grand film de genre, mais c'est également un grand film de cinéma.

District 9 Un film De Neill Blonkamp

Produit par Peter Jackson

Avec Sharlto Copley

D'après le court métrage Alive in Joburg de Neill Blomkamp 


François " MasterChief" Rey pour Terre Inconnue.


 


 
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