Retrospective James Cameron part 2 : The Terminator

Publié le par Scorpio

Toujours en collaboration avec Terres Inconnues, voici le deuxième épisode de la rétrospective Cameron.

"TUTUTUUUUU TUTUTUUUU TUTUTUUUU TUTU TUUUUU TUUUUU! BAM! BAM! BAM! BABAM! BAM! BAM! BAM! BABAM!"
- François en train de chanter le générique de Terminator

    Alors que dans un XXIème siècle post-apocalyptique les humains luttent pour leur survie dans une guerre contre les machines du super-ordinateur SKYNET, John Connor pourrait bien apporter leur apporter la victoire. SKYNET décide alors d'envoyer dans le passé un robot tueur à apparence humaine pour supprimer Sarah Connor, la mère du futur leader de la résistance. Kyle Reese, lui, est envoyé par John pour protéger sa mère. Commence alors une traque et une lutte sans merci de l'homme contre la machine.

 COME WITH ME IF YOU WANT TO LIVE !

Si on avait dit à Cameron en 1984 que son nouveau film allait être la base, le départ d'une des filmographies les plus importantes du cinéma de genre des 15 années à venir, nous aurait il cru ? L'idée de départ est déjà bien plus intéressante que cette histoire de poissons volants. Après l'échec artistico-personel de Piranha 2, Cameron décide de tout mettre en oeuvre pour réaliser son 1er vrai film, celui pour lequel il donnera tout, celui qui si il échoue le renverra probablement vers ses camions, mais l'échec n'est pas une option pour cette homme. Si c'est Star Wars en 1977 qui sonne la fin de la carrière de camioneur de Big James pour celle destinée à le couvrir de gloire, à s'autoproclamer le roi du monde, 7 ans plus tard il est sur le point à son tour de marquer l'histoire du cinéma de Science Fiction. Il est interressant de noter que Cameron arrive dans le cinéma avec la même intention, la même reflexion que Kubrick : Ils peuvent faire ça à l'écran, je peux faire mieux. James Cameron fera référence à Kubrick de nombreuses fois dans sa carrière.


Cameron est, avec son frère, un féru de technoligie, ce que l'on retrouvera dans tous ses films, hormis...True Lies. Cette histoire de robots et d'ordinateurs dominant la terre à une époque ou les 1ers écrans, consoles apparaissent dans les foyers pourrait donc être prolongement logique de sa reflexion technologique. Et bien non. Même si on l'apprendra que plus tard, Cameron ne croit pas que les machines prendront le contrôle même dans un futur très lointain, mais il faut avouer que sur grand écran, l'effet serait garanti. Si la guerre futuriste est déjà bien dans son esprit (et présente dans de courtes séquences sur ses deux épisodes de la désormais franchise), c'est dans le présent que l'histoire va se dérouller. Pour des raisons budgétaires évidentes, mais également artistiques et scénaristiques : ce qui interresse Cameron (même si la guerre futuriste est très présente dans son esprit) c'est de voir évoluer ce corps inconnu parmis nous, qu'il puisse frapper à tout moment...tel le requin des Dents de la Mer (la comparaison est voulue, c'est Cameron qui y fait référence en parlant de la façon dont le Terminator tourne les yeux avant de tourner la tête...comme un requin).


Pour donner vie à ce "predateur" ultime il fallait quelqu'un d'impressionant physiquement, un monstre de froideur (bien qu'à l'origine c'est Lance Henriksen qui devait s'y coller). Alors qu'il est déjà la star du chef d'oeuvre de John Milius qu'est Conan The Barbarian, c'est Arnold Schwarzenegger qui va endosser la peau du robot tueur. Tout le monde est d'accord la dessus, le succès du film repose sur la collaboration des 2 hommes et futurs amis. Leur carrière aussi. Sans Schwarzy, il est à parier que le film n'aurait pas reçu le même succès, sans Cameron, Arny n'aurait probablement pas eut la même carrière. Cameron et Schwarzy c'est un peu Merlin et Arthur, Gandalf et Aragorn, Mickey (le coach pas la souris !) et Rocky. Et comme l'étalon italien a marqué à jamais la vie de Stallone, celle de l'autrichien est liée au robot. Le Terminator c'est Schwarzy ! Pour completer le cast, Big james va faire appel à l'une des ses futures ex-femmes, Linda Hamilton. Sarah Connor étant une jeune fille d'apparance banale, il ne faut pas une star pour l'incarner, plutôt une inconnue (et puis le budget ne le permet pas). Idem pour Kyle Reese, le sauveur venu du futur. Nous découvrons la un des futurs membres de la "famille Cameron" en la personne de Michel Biehn. Un des autres membres de cette famille fera ses "débuts" dans le film : Bill Paxton, qui jouera dans quasiement tous les films de Big James.

On rajoute à cela la musique désormais mythique de Brad Fiedel et des idées novatrices de la part de Cameron au niveau de la réalisation, comme la vue à la 1ère personne lors de scènes d'action, et on obtient un mélange qui va faire de The Terminator un succès immédiat. Le pari était risqué, mais tout comme Lucas auparavant, c'est une certaine motivation, plus qu'un budget qui a permis à Cameron de réussir. La boucle est bouclée. Cameron reviendra pour compléter la vision qu'il avait eut alors qu'il tournait Piranha 2 (celle d'un robot sortant des flames) et pour révolutionner d'une certaine façon le film d'entertainment (et des budgets astronomiques). 

Mais nous n'en sommes pas encore la, car avant Cameron avait rendez vous avec la guerre et un autre classique du genre : Aliens !

I"ll be back!

Scorpio

Part 1 : Piranha 2 - Aliens - The Abyss - Terminator 2 : Judgment Day - True Lies - Titanic - Avatar - Portrait James Cameron
 


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